Et s'il plaît à mon cœur d'oser l'impertinence
Et le refus de croire en l'homme et sa folie
Userez-vous encore face à cette amnésie
De vos larmes et cris réclamant l'allégeance ?
Que deviendrez-vous sans bâton sans esclave
Sans le fouet de l'outrage et votre air triomphant
A lire dans les yeux l'effroi de l'impuissant ?
Savez-vous qu'en leur fond couve un torrent de lave ?
Et il plaît à mon cœur d'oser la résistance
Car tout homme opprimé de rage se nourrit
De haine de rancœur et du profond mépris
Pour son voleur de vie, d'amour et de conscience.
Entendez-vous siffler le vent de la révolte ?
Enchaînez-vous au trône auquel vous tenez tant
Que les âmes conviées au spectacle affligeant
Goûtent avec délice au fruit de la récolte.
Et il plaît à mon cœur de voir votre insolence
Pi-étinée par ceux que vous vouliez soumis
Revers d'une médaille à l'acte et au délit
De tous les potentats qui vivent d'arrogance.