• Je t'ai possédée, ô fille de Kuprôs !
    Pâle, je servis ta volupté cruelle...
    Je pris, aux lueurs du flambeau d'Hespérôs,
    Ton corps d'Immortelle.

    Et ma chair connut le soleil de ta chair...
    J'etreignis la flamme et l'ombre et la rosée,
    Ton gémissement mourait comme la mer
    Lascive et brisée.

    Mortelle, je bus dans la coupe des Dieux,
    J'écartai l'azur ondoyant de tes voiles...
    Ma caresse fit agoniser tes yeux
    Sur ton lit d'étoiles...

    Depuis, c'est en vain que la nuit de Lesbos
    M'appelle, et que l'or du paktis se prolonge...
    Je t'ai possédée, ô fille de Kupôs,
    Dans l'ardeur d'un songe.

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  • Je t'aime d'être faible...

    Je t'aime d'être faible et câline en mes bras
    Et de chercher le sûr refuge de mes bras
    Ainsi qu'un berceau tiède où tu reposeras.


    Je t'aime d'être rousse et pareille à l'automne,
    Frêle image de la Déesse de l'automne
    Que le soleil couchant illumine et couronne.


    Je t'aime d'être lente et de marcher sans bruit
    Et de parler très bas et de haïr le bruit,
    Comme l'on fait dans la présence de la nuit.


    Et je t'aime surtout d'être pâle et mourante,
    Et de gémir avec des sanglots de mourante,
    Dans le cruel plaisir qui s'acharne et tourmente.


    Je t'aime d'être, ô soeur des reines de jadis,
    Exilée au milieu des splendeurs de jadis,
    Plus blanche qu'un reflet de lune sur un lys...


    Je t'aime de ne point t'émouvoir, lorsque blême
    Et tremblante je ne puis cacher mon front blême,
    Ô toi qui ne sauras jamais combien je t'aime !



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  • "Un corps nu écartelé, lascif et inerte
    Quatre bracelets de cuir pour parure
    Un cou enfermé dans un collier, signe de servitude

    Plongée dans une douce torpeur
    Une joue déposée sur le drap dans la quiétude.

    Deux mains assurées, reines, impératrices
    Fixent les chaînes avec douceur et fermeté aux anneaux des bracelets
    Au son d'une musique suave et métallique.
    Quatre membres abandonnés qui se laisse déplacer, manipuler comme une poupée de chiffon.

    Une touche finale, un tableau de Maître
    L'artiste qui observe, apprécie son œuvre

    Le corps, les sens en éveil, tire doucement, puis intensément sur les attaches pour éprouver leur contrainte, leur étreinte
    Au chant des boucles de métal qui se heurtent.
    L'esprit qui accepte ces liens comme partie intégrante, à l'unisson du corps qui retrouve le calme et redevient passif.

    Dix petits doigts libres qui s'échappent, s'accrochent et s'attachent aux fines tiges de fer à la tête du lit.

    Deux mains autonomes qui se promènent, vont et viennent, s'agrippent, le long des montants apaisants et sensuels.

    Un regard qui se perd, hypnotisé par les mains fermement serrées autour des barreaux
    Un regard qui s'évade dans le vide.

    L'esprit qui se fixe, au contact lisse et rigide, aux sensations pénétrantes
    Deux yeux entre ouverts qui ne voient plus que les images de l'esprit.

    Envahie de plénitude, le corps, les chaînes, le lit, les barreaux, le Maître disparaissent.

    L'esprit divague, vole, s'envole.

    Elle est ailleurs, hors du temps.

    Le Maître, magnanime et tout puissant lui accorde ce présent.
    Puis dans un élan d'autorité brutal, jugeant que le cadeau est suffisant, réveille violemment le temps, récupère ce corps qui lui appartient, ramène l'esprit dans son habitacle.


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  • il y a un avant , un pendant, et un après pour la femme qui a décidé de

    n'exister qu'à travers son Maître ou sa Maîtresse...

    il y a un avant , où cette femme se cherchait, errait comme une âme perdue

    remplie de rêves , de fantasmes , de désir d'appartenance....

    oh...elle en a connu des hommes ou des femmes..mais toujours ce sentiment

    de n'être pas allée jusqu'au bout d'elle même etait présent....

    et il y a eu un pendant..cette rencontre où tout bascule , où les émotions

    qu'elle avait enfoui au plus profond d'elle , ressurgissent...un mot , un regard,

    et voilà cette femme troublée , son coeur battant la chamade , son esprit chavirant,

    elle sent , elle a compris en un instant....

    Cet homme ou cette femme, en face d'elle, qui est Maître ou Maîtresse,elle va

    s'abondonner , avec confiance, basculer dans cet univers de plaisir , de douleur,

    de don de soi, d'amour total, oui tout son Être le saisit....

    il y a cet instant unique , cet instant magique, où tout prend corps, ou tout en elle

    dit oui, elle a genoux, et les mains de son Maître ou Maîtresse, ces mains , qui vont

    la toucher , la caresser, la faire se tordre et gémir,l'aimer, ces mains s'approchent,

    tenant un collier qu'elles vont passer autour de son cou..signe de reconnaissance qui

    fait d'elle,qu'enfin elle sera une soumise, moment d'intense émotion, ou elle va s'en

    gager sans restriction et tout remetttre dans ces mains..

    Elle etait nue,ce collier la dénude et la vêt en meme temps ...rien ne sera plus

    comme avant , elle ne s'appartient plus , elle appartient a son Maître ou Maîtresse

    elle devient soudain plus belle encore, rayonnante, fière, elle voudrait hurler son

    bonheur , mais elle ne peut que dire et exprime tout dans ces quelques mots:

    oui Maître , oui Maîtresse, je suis vôtre....peut -être , pour la premiere et derniere

    fois elle regardera dans les yeux, en disant cela son Maître ou sa Maîtresse...

    ce collier est pour elle, le signe de son engagement, des épousailles, elle sait ce que

    ca représente, desormais, elle le portera avec fierte,le collier EST la soumise, et

    sa Maîtresse la fera vibrer, comme un violon, elle tirera d'elle toutes les notes

    de la plus grave a la plus aigue...

    la soumise est la lumiere, et la Maîtresse ou le Maître, la source ...

    le collier fait il la soumise? une soumise ne portant ce signe d'appartenance, peut

    elle se considerer comme etant vraiment une soumise?

    oui sans doute.. ce que je sais pour ma part,c'est que tout commence...(sourire)que

    porter le collier est témoignage et acceptation de reconnaissance de la part de la

    Maîtresse ou du Maître,et , don de moi,promesse de fidelite , de se montrer digne

    et respectueuse...quant à moi..signe d'union pour le pire et le meilleur..

    desormais aux yeux de tous et toutes, avertis ou pas , je porterai selon son desir,

    fierement , respectueusement et amoureusement ce collier signe d'appartenance, qui

    fait de moi,un Etre a part, mais un Etre, qui sans ce collier, et ce qu'il symbolise,

    fait que je deviens un tout , meme si je ne suis ...rien...

    la soumise est la lumière , la Maîtresse est la source....

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