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    Quand on vous servira des bananes, ne mettez

    pas la plus grosse dans votre poche. Cela

    ferait sourire les messieurs, et peut être

    même les jeunes filles

     

     

     

    Ne demandez jamais à une dame la permission

    d'aller jouir avec sa fille. Dites «jouer»,

    qui est plus décent.

     

    Voici le lien :

    http://editinter.free.fr/Resources/manueldecivilite.pdf

     

    Titre complet du livre: Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation

    Parodie obscène des manuels de savoir-vivre, publiée en 1926 et très longtemps interdite. Sur un ton détaché et avec des mots grossiers, le Manuel apprend que la "civilité" c'est l'hypocrisie. Tout est dit avec un rire franc, un humour facétieux et une irrévérence absolue.

     


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    Oui, des lèvres aussi, des lèvres savoureuses
    Mais d'une chair plus tendre et plus fragile encor
    Des rêves de chair rose à l'ombre des poils d'or
    Qui palpitent légers sous les mains amoureuses.
     
    Des fleurs aussi, des fleurs molles, des fleurs de nuit,
    Pétales délicats alourdis de rosée
    Qui fléchissent, pliés sur la fleur épuisée,
    Et pleurent le désir, goutte à goutte, sans bruit.
     
    Ô lèvres, versez-moi les divines salives
    La volupté du sang, la chaleur des gencives
    Et les frémissements enflammés du baiser
     
    Ô fleurs troublantes, fleurs mystiques, fleurs divines,
    Balancez vers mon coeur sans jamais l'apaiser,
    L'encens mystérieux des senteurs féminines.


    Pierre Louÿs

     


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    Non plus parce qu'il vit d'angoisse et de souffrance,
    Mais parce qu'à chaque heure il crée une espérance,
    L'âpre univers est plein de foi.
    Il n'importe que sous les toits,
    Dans les demeures,
    Quand le jour naît ou qu'il décroît,
    Les prières au Christ en croix
    Se meurent.

    Efforts multipliés en tous les lieux du monde,
    C'est vous qui recélez les croyances profondes :
    Qui risque et qui travaille, croit ;
    Qui cherche et qui invente, croit encore ;
    Les lumières de chaque aurore
    Ressuscitent, fatalement, au fond des coeurs
    La confiance en leur ardeur.

    Désormais c'est l'orgueil qui s'attaque au mystère
    Que toujours nous propose et nous cause la terre,
    orgueil jeune et joyeux qui se mue en ferveur
    Pour ne jamais se rebuter devant l'obstacle
    Et soi-même créer le quotidien miracle
    Dont a besoin l'esprit humain.

    Ô croyance en mon front, en mes yeux, en mes mains,
    Croyance en mon cerveau que la recherche enivre,
    Croyance en tout mon être ardent, vibrant, dardé,
    Comme vous me faites plus sûr et décidé
    Dans le danger et la gloire que j'ai
    De vivre !

    Depuis que je me sens
    N'être qu'un merveilleux fragment
    Du monde en proie aux géantes métamorphoses,
    Le bois, le mont, le sol, le vent, l'air et le ciel
    Me deviennent plus fraternels
    Et je m'aime moi-même en la splendeur des choses.

    Je m'aime et je m'admire en tel geste vermeil
    Que fait un homme à moi pareil
    En son passage sur la terre.
    Tout comme lui je suis doté
    De génie et de volonté
    Et ce qu'il fait, je le puis faire.

    Avec mes deux poumons, je respire l'exploit
    Que m'apporte le vent de tous les points du monde.
    Est mien, tout penser clair, utile, allègre et droit
    Dont j'ai senti l'audace en mon âme profonde.

    Ainsi
    Je communie
    Avec toute la vie
    Et des choses et des êtres.
    Je me prodigue en tout, comme tout me pénètre,
    Vice, vertu, mérite ou faute.
    Tout mon orgueil s'exerce à bellement souffrir
    Et quand il le faudra à fièrement mourir,
    Pour n'abaisser jamais ma force intense et haute.  

    Emile Verhaeren in (Recueil : Les flammes hautes)

     


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