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    Par la porte des enfers
    J'ai quitté le monde des vivants.
    Et comme un enfant,
    Ton monde, j'ai découvert.

    De l'age tendre est insouciant
    D'une jeune femme au chapeau fleurit,
    A celui révolté et violant
    Des bourgeois figés dans leurs cris.

    J'ai lu tes colères,
    Aux patines des bronzes torturés.
    J'ai perçu tes tendresses,
    Aux courbes des marbres lissés.

    Tu fais vibrer ma dualité :
    Tes colosses de bronze oxydé,
    Tes marbres opulents,
    Et tes albâtres opalescents
    J'ai vu ton œuvre,
    Et déjà j'ai rêver
    De demain, être aveugle
    Pour pouvoir y toucher.



     


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    Que monte en moi le désir qui m'affame,
    Et me nourrisse, enfin je le réclame.


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    Après d'Avril la verte douche,
    Dans ton hamac, dans ton étoile,
    Au milieu du ciel tu te sèches.
    Recommence ! d'une fessée,
    Insolente, récompensée,

    Sous l'étoile des maraîchers,
    Leurs tombereaux de grosses roses
    Que par gourmandise l'on baise,
    Joues jalouses du châtiment
    Que, jaillie hors du gant, ma main,
    Frais jet d'eau, inflige à leurs soeurs,

    Les fruits qui fondent dans la bouche
    Avec le sucre du péché,
    Les transporte sur nos marchés
    Conduit, Vénus, par ton étoile,
    En charrette, un de nos rois mages.
    Ils ne t'auront pas empêchée
    De prendre du ciel le chemin.

    Raymond RADIGUET (1903-1923)
    (Recueil : Les joues en feu)


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